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Ne m'en veuillez pas, je ne suis pas historienne. Mais ... si l'Histoire appartient aux spécialistes, l'Emotion , elle, appartient à tout le monde...

mercredi 12 novembre 2008

Mont Valérien à la Toussaint

En haut du mont Valérien, on aperçoit tout Paris et sa vie trépidante.


Ici pourtant à deux pas, l'atmosphère est bien plus calme. C'est très bien car nous y venions en pélerinage. Les éléments sont là, propices à la réflexion.

Lorsque l'on arrive sur l'esplanade du Mémorial on est frappé par l'austérité du monument et la gravité qui s'en dégage.


L'entrée dans la crypte est encore plus intimidante, passant sous la croix de Lorraine de 12 mètres de haut.


J'ai retenu une des 16 sculptures en bronze représentant les combats livrés au cours de la seconde guerre qui se trouvent sur ce grand mur de grès rose. Il s'agit de celle consacrée au FAFL bien sûr.


Le sacrifice de vie d'Edouard prend ici toute sa mesure, surtout devant le tombeau des seize combattants qui reposent dans ce haut lieu de mémoire.

dimanche 12 octobre 2008

65 ans après

Ce 13 octobre 2008 est le jour anniversaire de la mort d'Edouard.


Si par hasard vous passez sur la route qui traverse Bosmont, arrêtez vous quelques instants devant le Monument aux Morts de la commune. Ayez une pensée vers tous ceux qui se sont battus et qui sont morts, pour leurs enfants, leurs parents qui ne veulent pas les oublier.







Voilà 65 ans disparaissait celui que j'ai appris à connaître peu à peu.

Bientôt, dans quelques jours, je me rendrai au mont Valérien. J'irai voir en compagnie de mon père, ma mère et de ma soeur, ce monument élevé en l'honneur de tous les combattants de la France Libre. Nous penserons à notre oncle avec sans doute beaucoup d'émotion, mais je ne pourrais m'empêcher de me dire que malgré tout, avec des si....,
si les choses avaient été différentes, il aurait pu profiter de la vie, avec Marie.



dimanche 24 août 2008

1) Au commencement



Tout a commencé il y a un an .


Au hasard d'une discussion, mon père sort de son placard une boîte contenant des souvenirs.Et je découvre alors les photos jaunies ....d'Edouard. De lui je ne connais presque rien. C'est mon grand oncle .Je sais seulement qu'il est mort pour la France pendant la 2 ème guerre mondiale loin de chez lui et des siens.
Ses photos d'enfant triste et solitaire m'ont tout de suite intriguée et j'ai eu envie de connaître son parcours.
En une année de recherches, j'ai appris à le connaître. Certains pourront dire " cela n'a rien d'extraordinaire" mais pour moi, ou pour sa famille , sa destinée est hors du commun.




Ce blog est un hommage que je voudrais lui rendre.



Voici donc le récit de sa courte vie que j'ai eu envie de partager.


samedi 23 août 2008

2) Quelques précisions

Quelques précisions s'imposent :



La mise en forme de mes recherches n'est pas achevée. Cela se fera petit à petit.

Je remercie particulièrement les graphistes " digiscrappeuses" qui laissent en ligne leurs freebies gratuitement et qui m'ont permis de créer les montages photos que vous voyez sur ce blog.
Allez visiter leur blog , les liens sont là, un peu plus bas...

vendredi 22 août 2008

3) Un mariage du nouveau siècle

Je ne peux pas vous parler d'Edouard sans évoquer ses parents. Leur histoire va conditionner celle de leur enfants.
Nous sommes le :
17 novembre 1900






Mon arrière grand-père Edouard, épouse Marie D.
Il l'a connue quand elle avait seulement 12 ans alors qu'il en avait lui même 19. Il sait qu'elle deviendra sa femme. Il en a décidé ainsi.
Et c'est chose faite ce 17 novembre alors que commence un nouveau siècle.

mercredi 20 août 2008

4) La Grande Guerre



Quand la première guerre éclate , le 3 août 1914, Edouard Père est malheureusement mobilisé.

Marie D. reste seule avec les quatre enfants.


Mon département fut un des plus touchés par cette guerre; comme le dit une des cartes postales qui suit, l'Aisne fut dévastée par ce conflit.

Certains villages ont été rayés de la carte définitivement.

Comme à Craonne par exemple.





Un des plus beaux châteaux du nord de la France est réduit en poussière: le château de Coucy.

Edouard Père et Marie D. eux aussi vont perdre presque tout.


En 1918, la maison qu'ils avaient construite 10 ans plus tôt est dynamitée par les Allemands avant leur départ de ce secteur.



on aperçoit la maison en ruine à droite



les Allemands expulsent les habitants des villages où ils s'installent. Marie D. doit partir de la zone occupée avec ses quatre enfants et sa mère, et ce dans des trains , qui les expédiaient vers la Suisse. Seule, son fils ainé César, gardé à Bosmont par les Allemands comme main d'oeuvre dans les champs réquisitionnés, elle décide de retrouver son mari hospitalisé à l'arrière du front, suivant ainsi les indications données par la Croix Rouge américaine sur l'endroit où il se trouvait.

le périple dura plusieurs mois.A chaque transfert de train, Marie portait sa mère déjà âgée sur son dos.Arrivés à l'hôpital d'Aix les Bains on lui indiqua qu'il avait été transféré dans un hôpital en Bretagne. Elle retraversa la France en sens opposé!
Quand ils se retrouvent enfin, la guerre est finie.

mardi 19 août 2008

5) Naissance d'Edouard

le 30 mai 1919 naît Edouard.



Le voici quelques mois plus tard.

Mon arrière grand mère Marie D. lui donne naissance à Basse-Indre ville de Loire Inférieure ( la Loire Atlantique de maintenant.)

Que faisait-elle à cet endroit précis?

Comme je l'ai expliqué , elle avait traversé la France en passant par la Suisse, avec sa mère, trois de ses quatre enfants, Alice ainsi que les deux plus jeunes Jeanne et Marthe, afin de retrouver son mari soigné à l'hôpital en arrière du front.

Ils se sont retrouvés peu avant la fin de la guerre et neuf mois après naissait Edouard.

Autant dire qu'il était à lui seul un symbole pour ses parents.


lundi 18 août 2008

6) 1921: la famille au complet

En 1921, toute la famille vit au complet de nouveau à Bosmont .


La vie n'est pas très facile, mais les enfants aident leurs parents aux travaux de la ferme.
Edouard père reconstruit sa maison qu'il appelle" Ker Marie" En souvenir de leurs retrouvailles en Bretagne.

Sur le devant de la Maison des Aïeux ,on pose pour la photo.




César a mis son costume, les filles leur robe du dimanche, tout petit au milieu avec ses cheveux longs et son ruban c'est Edouard ! deux ans, la coqueluche de ses soeurs!

dimanche 17 août 2008

7) Un bonheur de courte durée.

Edouard père, mon arrière grand père , comme je l'ai déjà dit n'a pas eu une vie très douce, au moment où tout semblait reprendre un nouveau départ , un malheur vient le frapper lui et ses enfants.



Marie avait contracté une mauvaise bronchite après la Noël 1921 et s'en remettait tout doucement grâce aux remèdes du docteur. Mais son état de santé à l'âge de 39 ans, restait préoccupant. Elle devait garder le lit le plus longtemps possible.


Ce n'était pas chose facile avec plusieurs enfants à charge dont le petit Edouard qui courrait partout.



Une nuit, Marthe , 10 ans ,malade , fait un cauchemar et appelle sa mère. Marie se lève pour la réconforter malgré les indications du docteur et fait une rechute.

Le 25 février alors qu'il fait froid dehors, les cinq enfants perdent leur mère, emportée en quelques heures par une double congestion pulmonaire. Edouard n'a pas encore trois ans.







samedi 16 août 2008

8) Orphelin



A 5 ans, Edouard semble bien triste.



Se souvient-il de sa maman ? C'est peu probable. Mais un manque doit quand même se faire sentir,il trouve du réconfort grâce à son fidèle Bouboule , gros chien qui le suit partout.

Il ne manque de rien, entouré de ses soeurs qui veillent sur lui comme sur un trésor.


Je note le costume ! Une tenue prémonitoire ou qui a suscité vocation.

Edouard grandit avec l'insouciance d'un enfant aimé et protégé de tous.








C'est surtout Alice , l'aînée qui élève son petit frère, remplaçant ainsi comme elle peut l'amour de leur mère.


Alice.

vendredi 15 août 2008

9) La passion de la TSF

A 12 ans, Edouard est bien dans sa peau: bon élève à l'école, et ...passionné par la radio.

Il entreprend de construire un poste à galène.

Pour essayer d'en construire un ou avoir des infos sur l'histoire de la radio, voici quelques liens intéressants:

http://dspt.club.fr/GaleneConstruction.pdf
http://www.doctsf.com/
http://postagalene.free.fr/




Un jeune garçon qui aime le travail mais aussi le jeu, la rigolade. Sur les photos on le voit souvent le sourire aux lèvres.








jeudi 14 août 2008

10) Une nouvelle vie démarre

Edouard a 17 ans en 1936 .

Sa soeur Marthe est au Maroc pour son travail et lui envoie des cartes postales .
Il aimerait un jour , lui aussi voir ce qu'elle décrit comme étant un vrai paradis.




De sa chambre à Bosmont, voici ce qu'il voit. C'est bien , mais cela ne lui suffit plus. Il veut voir du pays comme il dit.








Contre l'avis de son père qui ne le retient cependant pas, il s'engage dans la Marine. Il part pour Toulon, cette même année avec l'intention d'apprendre le métier de radiotélégraphiste.


Trois jours de contrôles, visite médicale etc... et le voilà incorporé en septembre 1936.

























C'est un marin ! Dans le port de Toulon.



Il sera logé au 5ème dépôt des nouvelles recrues.



mercredi 13 août 2008

11) Un diplôme

A l'heure où d'autres bronzent, j'écris .

En fait ,je suis fière de mon sujet. Il m'épate mon Edouard. Plus j'avance dans mes recherches plus j'ai l'impression de le connaître.

Il obtient le 1er juillet 1937 à seulement 18 ans, son brevet de radiotélégraphiste.

Le petit gars de la campagne arrive à ses fins.

Avec sûrement du courage et de la persévérance il aura bossé dur pour obtenir ce diplôme. 119 points d'avance , et les félicitations du jury.




Il embarque sur le Gerfaut de juillet à septembre 1937.

Le Gerfaut fut sabordé le 27 novembre 1942 à Toulon.


Puis de septembre 37 à avril 38 sur l'Albatros



Il passa ensuite trois mois sur le Maillé Brézé pour revenir de juillet à novembre sur le Gerfaut.

Le Maillé brézé fut détruit accidentellement en 1940 dans le port de Greenock par l'explosion d'une de ses torpilles.



Monsieur Charles Flamand que j'ai contacté, ancien FAFL, m'a donné des renseignements que je ne connaissais pas sur la partie "Marine" de la carrière d'Edouard. Je l'en remercie d'ailleurs vivement.


A savoir : Après l'obtention de son brevet de radiotélégraphiste, un des contre torpilleurs où il se trouvait a participé à la Guerre d'Espagne en ravitaillant Barcelone et Palma. Je ne le savais pas.


Les services de la Marine qui m'ont bien vite envoyé cependant ses états de service ne donnent aucun renseignement sur la nature des missions dans lesquelles il a pu être engagé.Je m'aperçois tous les jours qu'il est très difficile de trouver ces détails. Peut-être même que nous ne saurons jamais ce qu'il a bien pu faire exactement. Ce n'est pas très normal.


lundi 11 août 2008

12) La belle vie

De 1938 à 1939:


Successivement en Gironde, puis en Bretagne et Direction la B.A.N. de St Raphaël où Edouard 20 ans, pense trouver le soleil.
En janvier 1939, Edouard passe radio navigant . Là c'est la belle vie c'est vrai.
Mais en septembre 1939, la guerre éclate.

L'escadrille part pour 2 mois à Berre puis au Maroc, sur la Base Aéronavale de Port Lyautey, on ne s'en fait pas trop. Pour l'instant cependant, la guerre semble encore assez loin.

Edouard écrit:

Port Lyautey le 7 décembre 1939

Bien cher tous,
Nous sommes arrivés depuis hier à Port Lyautey. J'en suis content; car à première vue c'est un beau pays que le Maroc ! Ce qu'il y a surtout d'intéressant , c'est le soleil ! on se croirait en été à Bosmont. Je suis toujours en bonne santé, et j'espère qu'il en est de même pour vous. La base d'aviation de Port Lyautey est très jolie; on se croirait dans une villa en pleine campagne. La ville est à 5 kms. Mais ce n'est rien, car je vais avoir mon vélo; il arrive aujourd'hui par le bâteau avec le matériel de l'escadrille . Aussitôt qu'il sera arrivé, j'irai faire des ballades aux environs. La prochaine fois je vous enverrai des vues .../



Edouard se tient nonchalant, un pied sur la queue de son hydravion! Il intitule avec humour sa photo: "en alerte!"

Son avion est Un Bréguet Bizerte, nommé


le Flibustier.




Il y a les copains. Micoin, Bartoche, Torelli et les autres, ensemble on se remonte le moral.




Visez un peu la photo sur le tambourin !

dimanche 10 août 2008

13) La drôle de guerre

Le 2 septembre 1939, Hitler envahit la Pologne.
La France et l'Angleterre sont liées par un accord de défense et déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre.

Hitler concentre ses efforts à l'est et écrase la Pologne sans que les Alliés puissent faire quelque chose.

L'Etat Major français se sent en confiance derrière sa ligne Maginot..

Pendant plusieurs mois, on va s'enfoncer dans ce qu'on appellera la "drôle de guerre", les soldats alliés subissant l'incertitude et le manque de compétence de leurs supérieurs.

Jusqu'au 10 mai 1940 date à laquelle Hitler passe à l'action, le peuple français ne croit pas à cette guerre.

A cette date, l'armée allemande entre en Belgique, et en Hollande.
Le 18 mai soit seulement 8 jours après le début de l'offensive, la Belgique capitule.

En France , l'Etat Major réagit comme si cette guerre était une répétition de la première.
Quelques jours ont suffit à l'armée du IIIème Reich pour arriver sur Paris. Nous sommes le 14 juin 1940.

Le général Weygang partisan de l'Armistice s'oppose à Paul Reynaud qui envisage une résistance. L'Etat Major hésite à se réfugier en Afrique du Nord.




Devant tant d'incertitudes, les français se lancent sur les routes de France fuyant devant l'avancée allemande et les bombardements. C'est l'exode. Les parents ( père, oncle, soeurs d'Edouard) partent pour la Bretagne le 20 mai 1940 avec une charette et deux chevaux.


Paul Reynaud démissionne le 16 juin et on le remplace par le maréchal Pétain.

Le 17 juin, le maréchal capitule dans une désormais célèbre déclaration à la radio, le lendemain, le Général De Gaulle lui répond à la BBC dans un non moins célèbre message, que rien n'est perdu.

Allocution du 17 juin 1940 par le maréchal Pétain
Discours du maréchal Pétain prononcé à la radio française le 17 juin 1940.

Français!
A l'appel de M. le président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l'affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli son devoir vis-à-vis de nos alliés, sûr de l'appui des anciens combattants que j'ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés, qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat1.Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l'honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n'écouter que leur foi dans le destin de la patrie.1. Tel est le texte qui fut prononcé. Sur la suggestion de Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères, la phrase fut rectifie - inutilement et maladroitement - de la manière suivante : " C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut tenter de cesser le combat. "



Appel du Général De Gaulle

samedi 9 août 2008

14) Port Lyautey du 1/1/1940 au 1/9/1940

L'escadrille E5 est donc partie pour le Maroc la veille du jour de l'An 1940.

Avec son inséparable copain surnommé Bartoche,ou Totoche, je n'ai jamais réussi à trouver son véritable nom, Edouard visite Rabat.





Les missions de janvier à mai 1940 ( 10 mai date du déclenchement de l'offensive allemande) sont principalement l'exploration en haute mer ou la surveillance côtière recherche de sous marins ennemis, l'escorte de convois.



Comme pour le reste, il est bien difficile de connaître exactement la nature du travail d'Edouard. il n'écrivait que très peu de détails dans ses lettres, sûrement pour ne pas inquiéter sa famille.



Bartoche est décédé pendant cette même guerre, Micoin lui survécut et entra à Air France après la démobilisation en 1941.



vendredi 8 août 2008

15) Bizerte Karouba

Bizerte Karouba !


Base aéronavale en Tunisie... L'escadrille E5 y arrive le 1er septembre 1940.Là elle fusionnera avec la E3 pour devenir la 1E.







De cette période je possède un peu plus de renseignements, Edouard y rencontre une famille avec laquelle il sera très proche puisqu'il loge chez eux lors de ses permissions.


Ils habitent la banlieue de Tunis, au Kram, une villa qui vraisemblablement existe encore aujourd'hui. la villa Bagatelle. Je n'ai pas de photo malheureusement.

Vivent là, une femme , veuve, ayant trois enfants, Simone, mariée à un militaire. Roger, radionavigant comme Edouard, et Madeleine la cadette.


Edouard deviendra pour eux presque un fils ou un frère.

Avec Madeleine, se noue une certaine complicité. Elle aime le sport, la camaraderie, les ballades en bicyclette ... Edouard fera de nombreuses photos lors de leur excursions.





Madeleine est une jeune fille cultivée qui a beaucoup d'humour. Elle s'entend bien avec Edouard.

Je ne pense pas me tromper en disant qu'elle en "pince" un peu pour lui.



A la base , on est dans l'attente. Les évènements s'accélèrent de l'autre côté de la Méditérannée, Hitler occupe le Danemark et la Norvège en avril, en mai il attaque la Belgique, fait une offensive dans les Ardennes, l'Italie déclare la guerre à la France en juin. C'est l'exode sur les routes.


Trois navires français sont détruits à Mers el Kébir en juillet par les anglais craignant une alliance des français avec l'ennemi.


Le 8 août suivant, l'Allemagne, l'Italie et le Japon signent un pacte tripartite.


La permission escomptée par Edouard qui n'est pas rentré chez lui depuis le début de la guerre avait été supprimée avant son arrivée en Tunisie, maintenant, sa soeur lui écrit depuis son lieu d'exil,qu'il ne doit surtout pas rentrer en France, au risque de ne plus pouvoir repartir ensuite ou d'être fait prisonnier.


Il occupe donc ses permissions en visitant la Tunisie avec Madeleine. Carthage, les ruines romaines, Douar chott, et puis la plage ...










jeudi 7 août 2008

16) La rencontre de sa vie

Février 1941.

Edouard passe de la base de Bizerte à celle de Sfax, régulièrement suivant les missions.







Au cours d'un amerrissage forcé il se casse le poignet.C'est peut-être durant sa convalescence qu'il fait une rencontre qui va changer le cours de sa vie. Car c'est à peu près à cette époque qu'il connaît


MARIE





Elle a 19 ans. Edouard 21, il tombe amoureux...











Cela n'a rien d'étonnant, elle parait si douce. Lui qui n'a pas connu sa mère...trouve dans son regard toute la tendresse dont il a besoin.



En octobre 1941, ils se fiancent.



Qu'est-elle devenue, par la suite, je ne le sais pas.


Depuis 6 mois ,j'ai déposé un avis de recherche sur internet , une vraie bouteille à la mer, pour tenter de le savoir et peut-être de la retrouver. Si elle est encore en vie, elle doit avoir 85 ans aujourd'hui.

Comment se sont -ils recontrés ? Edouard ne le dit pas dans son courrier de l'époque. C'était un garçon plutôt discret surtout à ce sujet.
Les quelques photos que j'ai pu retrouver où on les voit , me laissent à penser qu'ils allaient très bien ensemble. Rares étaient les personnes qui pouvaient utiliser sa bicyclette, Marie a eu le droit de rouler avec.
Marie habitait la rue de gauche sur cette carte postale de Sfax.

Ils se sont peut -être rendus dans ce square, près du théâtre ?

Ils ne se voyaient pas tout le temps, Edouard mettait sans doute maintenant à profit ses permissions pour aller chez sa fiancée, à Sfax. Au détriment de Madeleine .Il devait y travailler aussi de temps en temps.



Marie est ici entourée de sa mère et de deux de ses soeurs.

Ils étaient jeunes, pleins de projets malheureusement c'est arrivé pendant la guerre.