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Ne m'en veuillez pas, je ne suis pas historienne. Mais ... si l'Histoire appartient aux spécialistes, l'Emotion , elle, appartient à tout le monde...

dimanche 10 août 2008

13) La drôle de guerre

Le 2 septembre 1939, Hitler envahit la Pologne.
La France et l'Angleterre sont liées par un accord de défense et déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre.

Hitler concentre ses efforts à l'est et écrase la Pologne sans que les Alliés puissent faire quelque chose.

L'Etat Major français se sent en confiance derrière sa ligne Maginot..

Pendant plusieurs mois, on va s'enfoncer dans ce qu'on appellera la "drôle de guerre", les soldats alliés subissant l'incertitude et le manque de compétence de leurs supérieurs.

Jusqu'au 10 mai 1940 date à laquelle Hitler passe à l'action, le peuple français ne croit pas à cette guerre.

A cette date, l'armée allemande entre en Belgique, et en Hollande.
Le 18 mai soit seulement 8 jours après le début de l'offensive, la Belgique capitule.

En France , l'Etat Major réagit comme si cette guerre était une répétition de la première.
Quelques jours ont suffit à l'armée du IIIème Reich pour arriver sur Paris. Nous sommes le 14 juin 1940.

Le général Weygang partisan de l'Armistice s'oppose à Paul Reynaud qui envisage une résistance. L'Etat Major hésite à se réfugier en Afrique du Nord.




Devant tant d'incertitudes, les français se lancent sur les routes de France fuyant devant l'avancée allemande et les bombardements. C'est l'exode. Les parents ( père, oncle, soeurs d'Edouard) partent pour la Bretagne le 20 mai 1940 avec une charette et deux chevaux.


Paul Reynaud démissionne le 16 juin et on le remplace par le maréchal Pétain.

Le 17 juin, le maréchal capitule dans une désormais célèbre déclaration à la radio, le lendemain, le Général De Gaulle lui répond à la BBC dans un non moins célèbre message, que rien n'est perdu.

Allocution du 17 juin 1940 par le maréchal Pétain
Discours du maréchal Pétain prononcé à la radio française le 17 juin 1940.

Français!
A l'appel de M. le président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l'affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli son devoir vis-à-vis de nos alliés, sûr de l'appui des anciens combattants que j'ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés, qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat1.Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l'honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n'écouter que leur foi dans le destin de la patrie.1. Tel est le texte qui fut prononcé. Sur la suggestion de Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères, la phrase fut rectifie - inutilement et maladroitement - de la manière suivante : " C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut tenter de cesser le combat. "



Appel du Général De Gaulle

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